Ecoutons Nos Pochettes : Appel à textes !

Ecoutons nos pochettes est né du rapport que Gilles de Kerdrel – le fondateur – entretient avec l’objet disque. Ce projet participatif a pour but de recueillir des textes en lien avec une pochette et de les mettre en valeur. Entre témoignage intime, hommage à la musique et création de liens, à travers les lectures publiques et la publication des textes sur les réseaux sociaux, Ecoutons Nos Pochettes ne pouvait qu’entrer en résonance avec Rémanence des mots. Nous sommes très fiers d’être partenaires de cette très belle initiative. Nous soutenons les événements d’Ecoutons Nos Pochettes et allons organiser des ateliers d’écriture à la carte destinés à accompagner les contributeurs volontaires à l’écriture. Gilles de Kerdrel répond à nos questions…

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Logo Création Bureaux C & G©

D’où est née l’idée de l’écriture à partir de pochettes de disques ?

Un soir j’écoutais pour la première fois depuis longtemps un disque acheté vers mes 14 ans. En regardant les photos de la pochette et les paroles, des tas de souvenirs sont remontés. J’en ai fait un texte, posté tout de suite sur Facebook. L’idée d’en faire un projet participatif m’a parue évidente, et le nom Écoutons Nos Pochettes s’est imposé de lui-même.

Quel rapport entretiens-tu avec tes disques (collectionneur, fétichiste…) ?

Je n’aime pas trop l’idée de collection, la possession pour la possession ne m’intéresse pas. Mais j’avoue regretter les disques vendus ou envolés au cours des années, et vénérer ceux qui sont encore là. Fétichiste, donc.

Quel rapport émotionnel entretient-on avec ses disques ?

Le rapport émotionnel est évident. Car si un disque est d’abord lié au présent, il devient ensuite une malle aux souvenirs lié à une personne, un lieu, un était d’esprit, un épisode de vie. Écoutons Nos Pochettes actionne le même ressort.

Entretiens-tu le même rapport aux livres ?

Pour moi le rapport est le même, même si on relit moins les livres que l’on réécoute les disques. D’ailleurs, un ami a surnommé Écoutons « La Madeleine du Rock ».

Jusque-là tu as toujours reçu des écrits autour de disques qui pourraient entrer dans ta discographie, qu’es-tu prêt à accueillir ?

Le choix de la pochette est libre, bien sûr. Pour l’instant, je n’ai à me « plaindre ». C’est plus sur l’intérêt du texte et de sa narration que je porte mon attention.

En collectant, compilant des écrits, as-tu l’impression de faire un travail de mémoire (témoignage / écritures de soi) ?

Oui, si je m’en réfère aux témoignages des auteurs qui ont exprimé le plaisir d’avoir écrit sur leurs souvenirs et de les voir publiés. Le fait de ne pas être obligé de signer ou de pouvoir utiliser un pseudo aide aussi certains à partager des trucs pas forcément avouables ou assumés…

Toi-même, tu as écrit certains des textes d’Écoutons Nos Pochettes, comment ça se passe ? Un conseil pour un débutant ?

La gestation d’un texte est un processus personnel. Pour ma part, je laisse les souvenirs remonter, s’agencer ensemble. La question est « est-ce que ça fait une bonne histoire ? »

La majorité des textes est forcément écrite à la première personne, mais ce n’est pas une obligation. J’essaye de ne pas dépasser 3000 / 3500 signes. La seule contrainte, c’est de décrire la pochette à un moment donné.

Le projet d’Écoutons Nos Pochettes, c’est aussi des lectures publiques, des podcasts à venir, comment ça s’organise ?

Il y a eu six lectures publiques, dont 4 au Walrus, un excellent disquaire-bar au 33 ter rue de Dunkerque à Paris. En général, il y a 6 lecteurs et lectrices récurrents qui ont de plus en plus de mal à « céder » leur place… Mais ça reste ouvert, bien sûr. Personnellement je m’occupe de la projection des pochettes et de passer la musique.

Pour les podcasts, je ne peux pas trop en parler tout de suite…

Quelle place accordes-tu à l’écriture ? Quelle place accordes-tu à la musique ?

Disons que si je pouvais me contenter de ne faire que ça (en plus de lire, bien sûr), ce serait parfait !

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Quel impact une image peut-elle avoir sur toi ?

« Une image vaut mille mots mais un son vaut mille images ». C’est un peu paradoxal par rapport à Écoutons, mais j’aime bien cette phrase du bio-acousticien Bernie Krauze.


Et vous, pour quelle pochette de disque (vinyle, CD…) avez-vous 
ressenti :

* Un électrochoc ?

* Un coup de foudre ?

* Une épouvante ?

* De la tendresse ?

* Une overdose ?

* Une extase ?

* Un bien-être ?

* Une fidélité ?

Découvrir Ecoutons Nos Pochettes : Facebook / Instagram

Connaître le règlement de l’appel à textes : 3000 à 3500 signes maximum / Un texte qui fait vivre un moment ou un lien avec une pochette de disque / Intégrer une description de la pochette dans le texte. 

Participer à un atelier d’écriture à la carte de préparation à l’appel à textes « Donner vie au vrai-faux souvenir » : Mardi 11 février 2020 à 19 h / Mardi 18 février 2020 à 19 h [30 € la séance] ; Réservation : info@remanencedesmots.fr / 06 59 73 38 36 (Théo & Mathilde)

Obtenir un accompagnement littéraire pour envoyer l’appel à textes à Ecoutons Nos Pochettes [Réservé aux participants à la carte des 11 & 18 février 2020, bénéficiaires d’une carte et abonnés] : Adresser son texte du 11 février au 1er mars 2020 à info@remanencedesmots.fr (objet : Ecoutons Nos Pochettes)

Découvrir l’univers visuel Ecoutons Nos Pochettes : Carole Charbonnier 

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