Et si Jeanne d’Arc…

Et si Jeanne d’Arc… atelier Médiathèque Louis Aragon

Yann Doumeix – à ne pas confondre avec un autre Yann qui lui a piqué son « X » – est médiathécaire à la Médiathèque Louis Aragon de Choisy-le-Roi. Il organise divers ateliers et, notamment, un atelier d’écriture animé par Mathilde Pucheu de Rémanence des mots ! Investi, Yann, avec sa malice et son inventivité – issue de sa connaissance du rayon jeunesse de la bibliothèque – offre la possibilité d’OSER. Les participants ont joué à mentir vrai et fait preuve d’inventivité. Voici quelques-uns de leurs textes :

Et si Jeanne d’Arc n’avait pas été brûlée sur le bucher, je pense qu’elle aurait vécu son rêve de femme, rencontré l’amour au milieu de tous ces soldats, mitonné des petits plats, engendré de petits soldats à qui elle aurait fait des madeleines, et, peut-être qu’elle serait devenue la Reine de la Madeleine de Commercy !

– Jeanne

Et si Jeanne d'Arc... -  atelier médiathèqueEt si Jeanne d'Arc... -  atelier médiathèque

Sujet de sa gracieuse majesté, c’est le maître du suspense. Il a réalisé de vrais chef-d’oeuvre qu’on voit toujours avec autant de plaisir et d’intérêt, même si on sait déjà comment ça se termine. S’il n’était pas tombé dans la marmite des romans policiers, qu’aurait-il fait ? Certainement un excellent cuisinier. Son poids, son ventre rond et rassurant, tout le prédisposait à préparer ragouts et sauces et, surtout, à les goûter allègrement, abondamment. Quoique la cuisine anglaise…

– Michelle

Dans les peintures de rêve irréelles, Salvador Dali, peintre reconnu, Prince d’un château malfaisant, assis sur un trône d’or serait devenu un spectre.

– Pascale

Si Jeanne d’Arc n’avait pas été brûlée, peut-être serait-elle devenue Reine de France ou… Reine de beauté au concours de Miss. Quel gâchis !

– Chantal CHAT

Alfred Hitchcock est connu pour les films à plumes et d’autres peurs. 

Si Alfred Hitchcock n’avait pas été anglais mais ouzbèque, il aurait fait un film documentaire pénible, long, sur l’assèchement de la mer d’Aral, avec Yann Moix, dans le rôle du pêcheur à la peu burinée et, surtout triste, et on aurait un plan splendide des mains calleuses du pêcheur Yann Moix – des vautours arrivent, le soleil est implacable. Si Alfred Hitchcock était ouzbèque, Yann Moix aurait perdu ses dents en buvant de la vodka frelatée avec ses compagnons d’infortune, en titillant son ego, pas le poisson. 

Plan final sur les yeux implorants de Yann Moix, yeux chassieux, poussiéreux, genre couverture de disque « Boys don’t Cry », The Cure. 

– Yann Doumeix 

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