La chaîne du livre – Profession : écrivain [2]

CHAÎNE DU LIVRE – L’auteur et son statut

  1. La formation au métier d’écrivain

En France, il n’existe pas à proprement parler « d’école » pour devenir écrivain. On trouve cependant des formations de lettres, des formations à l’écriture créative et la création littéraire. D’après l’auteur japonais Haruki Murakami, « Aimer écrire est la qualité la plus précieuse chez ceux qui visent à devenir écrivains. » On peut ainsi dire que chaque personne qui écrit peut se qualifier « d’écrivain », mais ce sont aux lecteurs, éditeurs, critiques de juger la pertinence de la création littéraire et ainsi d’estimer la qualité d’auteur professionnel. En France, quelques centaines d’auteurs seulement vivent de leur seule activité d’écriture.

  1. Les fonctions de l’auteur

Écrivain, scénariste BD, illustrateur, essayiste, poète, traducteur, photographe…

La chaîne du livre : 2 - écrire dans la rue

L’auteur crée le contenu du livre, il en est la source. Son œuvre est le fruit du travail de son esprit. Chaque auteur a sa singularité et son style et le genre littéraire peut évoluer avec le temps. La variété d’auteurs entraîne une quantité d’œuvres qui se distinguent par leur domaine littéraire (Littérature Jeunesse tout petit, Littérature Jeunesse adolescents, romance, policier, récit d’aventures, roman expérimental, roman, nouvelles, auto-fiction…). Il est un professionnel de l’écriture, créateur d’une œuvre.

Le nègre littéraire ou Ghost Writer, Ecrivain fantôme est l’écrivain qui ne donne pas son nom. Il répond à une commande et produit pour une personne qui se verra attribuer officiellement le statut d’auteur de l’œuvre. On fait souvent appel à ces écrivains fantômes pour rédiger les mémoires d’un sportif, les confidences d’une star ou les révélations d’une personne issue de la politique. C’est le moyen de subsistance de quelques auteurs.

Le traducteur est évidemment un auteur puisque jouer d’une langue à une autre est un travail de l’esprit. La création intervient également dans la question de choix, par exemple, donner tel ou tel sens à un terme, phrase, expression. Il est intéressant de faire attention au choix de la traduction, quand on lit une œuvre dans une langue étrangère…

 

  1. La publication d’une œuvre littéraire

Après la production du contenu de l’œuvre, pour la publier, son auteur a plusieurs possibilités :

L’autoédition : l’auteur fait seul les actions des métiers de la chaîne du livre : il créer le contenu, édite, produit et commercialise à ses frais son œuvre.

Édition à compte d’auteur : c’est un contrat signé entre un éditeur et un auteur, mais il participe aux frais de réalisation, de plus il assure une grande partie de la promotion.

Édition à compte d’éditeur : c’est un contrat signé entre un éditeur et un auteur, à la suite d’un projet personnel ou d’une commande, qui donne lieu à une rémunération forfaitaire et/ ou un pourcentage sur les ventes.

La numérisation et l’importance du web ouvrent une voie qui se développe à grande vitesse, celle du e-book.

 

La chaîne du livre : 2 ; livre et stylos

  1. Législation et rémunération de l’auteur

Le code de la propriété intellectuelle (CPI) regroupe les règles relatives au droit d’auteur.L’auteur dispose de deux prérogatives fondamentales :

Le droit moral : il est inaliénable (ne peut pas faire l’objet de cessions) ainsi que perpétuel et imprescriptible. Il se compose de 4 éléments :

  • Droit de divulgation : L’auteur peut déterminer quand et comment communiqué l’œuvre.
  • Droit de repentir : L’auteur a le droit d’apporter des modifications à l’ouvrage ou de mettre fin à son exploitation.
  • Droit à la paternité : Il a le droit absolu de revendiquer la création de l’œuvre, ou de ne pas révéler son identité.
  • Droit au respect de l’œuvre : Il permet à l’auteur de maintenir la probité de celle-ci.
  • Les droits patrimoniaux : Ils réunissent le droit de reproduction et de représentation qui sont cessibles. On peut citer par exemple le droit de cession à un éditeur, l’adaptation théâtrale ou audiovisuelle. Toute utilisation de l’œuvre sans l’autorisation de l’auteur est illicite, et d’après le code la propriété intellectuelle, la durée de protection de ces droits sont de 70 ans à compter la date du décès de l’auteur.

Le traducteur, assimilé à un auteur, doit être affilié à l’AGESSA et percevoir des droits et avances. Le droit anglo-saxon connaît la notion de copyright qui ne recouvre que la part patrimoniale.

À lire :

La chaîne du livre I 

La chaîne du livre 3

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