Le rythme de la phrase chez Koffi Kwahulé

Le rythme de la phrase chez Koffi Kwahulé

Dans Le Nouvel an chinois, on est constamment en équilibre précaire.Le rythme de la phrase chez Koffi Kwahulé Dans le quartier de Saint-Ambroise à Paris. Melsa Coën, Demontfaucon alias Nosferatu… (autant de noms qui parlent et interrogent le monde dans la violence pour traduire sa violence), et un quartier, sont près d’exploser autour d’Ezquiel qui choisit, quant à lui, l’inertie.

L’auteur dit s’être inspiré de l’improvisation du jazz pour bâtir sa structure linguistique. C’est vrai que l’on retrouve un rythme parfois dissonant, parfois enivrant qui n’est pas étranger à la musique. Il traduit le va-et-vient continuel du désir à la répulsion. On est sur le fil du rasoir et du tabou en permanence [Oui, on aime placer des zeugmas de temps en temps].

Ce qui est beau c’est cette évaporation du personnage dans le tempo des phrases !

« J’ai pris une pétition anonyme chez la pharmacienne. Elle invite les riverains à aller pendre la crémaillère jeudi prochain, toute la journée, avec femme et enfants, à l’occasion du changement de propriétaire du Popincourt, qu’on appellera désormais Au péché Mignon, le café à l’angle de la rue Popincourt et de la rue du Chemin-Vert. Consommation gratuite. » – Nouvel an chinois de Koffi Kwahulé

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