Mot-talisman

Mot-talisman ?

Cette expression est empruntée à l’auteur Michel Schneider (psychanalyste, essayiste et écrivain), dans son essai Voleurs de mots, Gallimard. Il évoque un talisman dans le chapitre « L’insomnie d’écrire » qui le relierait à A la Recherche du temps perdu de Marcel Proust. Et lire, c’est lier, se lier à l’œuvre de cet auteur qui mène à une habile confusion entre « factice » et « fictif ». Mais on s’égare…

Pourquoi le mot-talisman en fait ? Michel Schneider décrit le talisman comme l’empreinte d’un texte que l’on lit. Et parce qu’écrire sur une page blanche, c’est accepter qu’elle ne soit pas blanche et qu’elle porte la trace invisible des autres textes que l’on a lus (et aussi les films, les tableaux, la musique…), comme un palimpseste (à retrouver dans le lexique), je propose de ne retenir qu’un mot, un concentré de magie qui relie notre lecture à notre écriture qui ait une influence positive créatrice et nous ouvre, pourquoi pas, une brèche sur le fantastique ! Notre fétiche, notre formule magique pour entrer en écriture et en résonance !

L’écriture, cette chose lente, souffre-t-elle de réminiscences ? Michel Schneider

Parce que Marcel Proust est évoqué, voici Cinq raisons de (re)lire la Recherche !

Rémanence, Révélation d’imaginaires

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