La vie est vachement courte par Amandine

La femme d’âge mûr avait une chevelure assez longue, vaguement blonde qui blanchissait. Elle avait cette frisure élastiquée caractéristique des cheveux en perte de mélanine. Ça lui donnait injustement un air négligé. Sa peau un peu fanée, au naturel, n’améliorait pas son style. Elle avait choisi de se vêtir confortablement, dans un style boho, fluide, aux textures naturelles et sans colorants artificiels et nocifs pour les sols et les nappes phréatiques. Elle portait depuis presque toujours, en tout cas depuis aussi longtemps que Georges, de 30 ans son cadet pouvait s’en souvenir, toujours les mêmes bijoux, en argent et pierres naturelles non précieuses. Ils étaient travaillés, uniques et rarement sophistiqués. Son look post hippy était, à son âme défendante, parfait.

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Et une pause, une très longue pause, accrochée au dos d’une grande chaise en velours, comme au bastingage de son salon, devenue radeau chahuté par les vapeurs de l’alcool. Et puis terre, terre crie une vigie moins malade que le reste du mobilier, l’odeur de vieux cuir du vieux fauteuil club qui la rassure. Elle se rassoit sur son gros coussin, où elle retrouve l’empreinte de son propre corps. Il est là, son fauteuil, refuge, médecin, parfois bras d’un amant d’un soir.

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