Un récit qui réveille la puissance du cinéma

Un récit qui réveille la puissance du cinéma

Par effraction d’Hélène Frappat

Quand on regarde les images d’une famille que l’on ne connaît pas, c’est comme entrer par effraction dans l’intimité de ces inconnus. Ce court roman nous offre l’occasion de nous confronter à cette impression, jusqu’à perdre pied avec les personnages. Des images à la surface de la pellicule d’une Super 8. Des pouvoirs. Des incantations. Des flashes oniriques. Fragments éclairs. Des visions. Nous fait entrer dans la peau d’un médium. A la fois terrifiant et fascinant.

L’énigme se faufile entre chaque page tournée. Etrange effet de rêve éveillé.

C’est un texte qui crée une suite d’images cinématographiques déroutantes, où la menace est permanente. Une vraie expérience de lecture.

« Tu es restée longtemps coincée entre deux étages dans le noir, recroquevilée sur le tapis rouge du grand escalier de marbre, sursautant à chaque fois que la minuterie s’allumait. Ce n’était plus l’appartement familier où tu rejoignais Claire, le mercredi après-midi, après sa leçon de catéchisme. » – Par effraction d’Hélène Frappat

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