Variation d’Alice au pays des Merveilles par Arthur Le Comte du Colombier

Variation d’Alice au pays des Merveilles en atelier régulier

Chrys’soie, assis à son comptoir, scrutait le vide. Ses mains jetaient machinalement les restes d’un cigare et s’empressaient de bourrer sa pipe. De l’extérieur le vieil homme semblait inactif, pourtant, sa tête tournait à plein régime. S’il devait se décrire, Chrys’soie aurait dit qu’il était un volcan endormi.

La clochette de l’entrée sonna à l’ouverture de la porte. Le tenancier ne réagit pas. Un jeune homme se présenta devant lui et demanda un livre. Chrys’soie ne lui répondit pas et continua de bourrer sa pipe. Devant son impassibilité, le jeune homme répéta sa question et attendit. Le vieil homme avait allumé sa pipe et pendant qu’il la fumait, ses mains commencèrent à farfouiller sur les étagères derrière lui. Il finit par se retourner avec un narguilé à la main. Il le posa sur le comptoir et commença à choisir un parfum.

Agacé par son absence de réaction, le jeune homme s’emporta. Chrys’soie leva finalement les yeux sur lui :

– Désolé je ne l’ai pas.

— Arthur Le Comte du Colombier (participant « atelier régulier« )

 

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