Yahia Belaskri : la phrase ouvre le chemin
La disparition de sa mère compte bien dans son parcours, mais elle ne crée pas soudainement le désir d’écrire. Elle provoque plutôt une prise de conscience, peut-être une accélération : quelque chose qui existait déjà devient impossible à ignorer. Avant cela, une éditrice avait lu quelques textes de lui et lui avait demandé de lui en envoyer davantage. Il existait donc déjà des fragments, une pratique, une attente, un désir auquel le regard d’une lectrice professionnelle avait commencé à donner une réalité.
La nuance est précieuse : Un écrivain ne naît pas nécessairement au moment où survient un événement spectaculaire. Et Yahia Belaskri ajoute que la souffrance n’est pas nécessaire au processus d’écriture.
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