Charles Bukowski

Charles Bukowski - Qui est-ce ?

Provocateur et alcoolique notoire, il est la figure emblématique d’une littérature américaine underground qui dépeint le réalisme sale et cru de la vie. Ce style brut et provocateur, il le tire d’une enfance difficile, d’une vie de bohème, d’un franc-parler et d’un regard critique sur la société. J’espère que ces premières lignes ne vous rebuteront pas à lire les suivantes !

Charles Bukowski en chiffre :

  • 1920 : Année de naissance de Charles Bukowski en Allemagne.
  • 1930-40 : Son adolescence est marquée par des années de violence et d’abus, un père violent, des bagarres avec les camarades et la découverte de l’alcool.
  • 1941 : Publie sa première nouvelle, « Aftermath of a Lengthy Rejection Slip, » dans une petite revue.
  • 1955 : Publie son premier roman, « Post Office, » qui raconte ses expériences dans le service postal et seront suivis de nombreux autres.
  • 1971 : « Love is a Dog From Hell » est publié, un recueil de poèmes qui deviendra l’un de ses ouvrages les plus célèbres.
  • 1987 : « Woman » est publié, l’un de ses romans les plus connus. Cette aussi cette année que sort « Hollywood », roman qui explore sa propre expérience dans le milieu cinématographique.
  • 1990 : Il reçoit le Grand Prix de la Littérature de la Ville de Paris pour l’ensemble de son œuvre.
  • 1994 : Date de décès.

Charles Bukowski en cinq titre :

Souvenirs d’un pas grand chose : Le roman raconte l’histoire de Henry Chinaski, l’alter-ego de Bukowski. Nous suivons son enfance et son adolescence pendant la Grande Dépression dans les années 1930 et 1940, marquées par la maltraitance et les situations familiales chaotiques, l’aliénation sociale et l’acné…

Conte de la folie ordinaire : Henry Chinaski travaille dans un service postal, un milieu récurrent dans les œuvres de Bukowski. Le récit est marqué par un sentiment de désillusion et de dégoût envers le travail de bureau, ainsi que par la dépendance à l’alcool et les relations chaotiques.

Women : Henry Chinaski, toujours lui, écrivain alcoolique et grand amateur de femmes. Il a du mal à trouver un équilibre entre l’amour et son mode de vie chaotique. Il se lance dans une série de liaisons passionnées et destructrices avec des femmes qui sont souvent aussi excentriques et complexes que lui.

Journal d’un vieux dégueulasse : Un poète presque inconnu commence à publier dans un magazine underground « Open City ». Ce recueil de nouvelles, de chroniques, d’essais, est un condensé de ce que l’on peut retrouver chez Bukowksi : anticonformisme, marginal, brut, provocateur mais pas dénué de sensibilité et de lucidité sur la nature humaine.

Les jours s’en vont comme des chevaux sauvages dans les collines : C’est un recueil de poésie, peut-être le plus connu, sûrement le plus apprécié. Les thèmes récurrents de Bukowski sont bien présents, son style direct et sans fioritures également. C’est force d’images sur la condition humaine à la marge de la société.

 

Avec un style à la fois vulgaire et lyrique, minimaliste et percutant, Bukowski aura marqué son temps.  C’est aussi les voix des marginaux, des laissés pour compte, des loosers, de la rue dans son sens le plus large. Cru et brutal avec un fond d’humour noir, c’est une poésie profonde. 

Le meilleur moyen de penser est de ne pas penser du tout
mon banjo crie dans les fourrés
comme un lapin pris au piège (est-ce que les lapins
crient ? peu importe : ceci est un
rêve d’alcoolique) ;
des mitraillettes, dis-je,
les enfants de chœur,
les infirmières trempées,
les gros vendeurs de journaux,
représentants aux lèvres de caoutchouc
de notre précieuse vie ;
mon banjo crie
chante
chante dans le rêve assombri,
verdis, verdis,
prends courage :
enfin, la mort
n’est pas une migraine.

Chanson de ma machine à écrire

Charles Bukowski : Brutalité

  • 6 romans autobiographiques signés Henry Chinaski
  • 3 langues dans lesquels Bukowski a écrit : anglais, allemand et espagnol
  • 60 publications : nouvelles, poèmes, romans, chroniques
  • 60 ans l’âge auquel il a commencé à écrire de manière professionnelle.

L’auteur underground : Souvent qualifié de « poète de la rue », c’est de sa vie tumultueuse qu’il a puisé son œuvre. C’est de sa vie tumultueuse qu’il a trouvé la frénésie d’écrire. C’est de sa vie tumultueuse qu’il a trouvé les mots de la mordante ironie de la vie, des désillusions à l’alcoolisme, de la résilience à la brutalité. Il aura été une voix de la beauté de la laideur, de la splendeur et du désespoir.

Critique : Un auteur aussi haut en couleur implique une critique. Vulgaire, misogyne, on peut y avoir une absence d’empathie dans certains de ses textes et aussi l’effet de récurrences des thématiques abordées peuvent donner un sentiment de répétition.


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