Marguerite Duras et la cuisine

Marguerite Duras, auteure du Nouveau Roman, auteure de théâtre, scénariste, dramaturge, réalisatrice…. Les Editions Benoît Jacob proposent de découvrir Marguerite Duras en ménagère dans DURAS — La Cuisine de Marguerite.
Elle avait une relation particulière avec la cuisine, qui allait bien au-delà de la simple préparation de repas. Pour elle, cuisiner était une activité profondément liée à l’écriture et à l’expression de l’amour.
Ouvrir ce petit ouvrage, c’est l’occasion de désacraliser l’auteur et de ne plus seulement l’envisager comme une figure intellectuelle surplombant l’existence. Ben non, Marguerite Duras cuisine, aime cuisiner des plats simples d’Indochine ou du terroir français. Ce livre regroupe des recettes, des impressions et des photographies de la cuisine de l’écrivain à Neauphle-le-Château.
Ne guettez pas le génie littéraire à chaque page, laissez-vous guider plutôt par la simplicité des propos. Essayez, pourquoi pas, les recettes. Goûtez à l’humour de cette femme et à son honnêteté.
Je ne suis pas très expansive, mais les gens ne se trompent pas là-dessus parce que je leur donne à manger… Je ne leur dis pas que je les aime, je ne les embrasse pas, je ne suis pas quelqu’un de tendre, alors je fais à manger pour les autres…
Duras voyait des similitudes entre l’écriture et la cuisine. Elle déclarait : « On est un auteur… C’est l’endroit le plus antinomique de celui de l’écrit et pourtant on est dans la même solitude, quand on fait la cuisine, la même inventivité…« . Cette comparaison souligne la dimension créative qu’elle attribuait à l’acte de cuisiner. Pour elle, la cuisine était une façon d’exprimer son affection envers les autres. Elle écrivait : « Je ne suis pas très expansive mais les gens ne se trompent pas là-dessus parce que je leur donne à manger… Je ne leur dis pas que je les aime, je ne les embrasse pas, je ne suis pas quelqu’un de tendre, alors je fais à manger pour les autres…« . Cuisiner devenait ainsi un moyen de communication.

Parce que cuisiner, comme écrire, c’est partager, ce livre est généreux et déclenche des désirs de repas et d’écriture !
A Neauphle-le- Château, dans ma maison de campagne, j’avais fait une liste des produits qu’il fallait toujours avoir à la maison. Il y en avait à peu près vingt-cinq.
- Quels seraient les 25 produits indispensables dans une cuisine ?
- Imaginez le ticket de caisse de courses quotidienne pour traduire une histoire.
- Offrez-nous le récit qui en découle.
En somme, pour Marguerite Duras, la cuisine était bien plus qu’une simple activité domestique. C’était un acte créatif, une expression d’amour, et une forme de méditation, intimement lié à son processus d’écriture et à sa vision du monde.

▶ Retrouvez d’autres articles de conseils ici
▶ Rémanence des mots est un organisme de formation et propose des ateliers d’écriture




