Morgane Lacaille

Autrice, metteuse en scène et fondatrice de la compagnie Les Faubourgs bleus, elle conçoit des textes pour questionner nos repères, faire bouger les cadres, et créer des passages entre les formes. Formée à la Sorbonne-Nouvelle, elle anime des ateliers d’écriture où les mots dialoguent avec les gestes, les objets et les silences. Son approche sensible ouvre des espaces d’écoute et d’expression, même dans les contextes les plus contraints.

Quelle importance accordes-tu à la lecture et l’écriture dans ta vie ?

Morgane Lacaille - Photo

L’importance d’écrire est venue avant celle de lire. Elle est venue à travers le dessin, la bande dessinée, des bulles où il fallait faire tenir le texte, les mots prenaient appui, se calaient aux mouvements de mes personnages dessinés au stylo bille. Ça a commencé comme ça. Avec des mots dans des bulles.
La lecture est venue un peu plus tard pour faire résonner (ou raisonner) des choses en secret, ouvrir des passages, se remplir de mots, en déclencher d’autres, des mots fantômes, souterrains. Pour élucider et faire écho. Pour désirer autrement et se sentir rejointe, en avoir l’impression.
L’écriture, la lecture, constituent pour moi le même interrupteur à sensations.
Je le cherche, j’en ai besoin.

À quelle fréquence, avec quels outils, dans quels lieux et avec quel état d’esprit écris-tu ?

Je crois que je n’attends pas d’être inspirée pour écrire
Je crois que j’attends d’être « disponible ». Une disponibilité un peu étrange et mystérieuse qui s’impose.
J’ai un carnet sur moi, je le remplis rarement. Il est là et c’est suffisant.

Ça se passe souvent lors d’un trajet en voiture avec de la musique dans les oreilles.
Ça part toujours d’un mouvement. Pour écrire, je dois être en mouvement.
Et pour moi écrire c’est donner du mouvement
Elargir, agrandir, déplier, entrelacer.
J’aime les dictionnaires de synonymes et les dictionnaires analogiques
J’aime chercher de nouveaux sens
J’aime décoder
J’aime questionner
J’aime quand ça circule
Quand ça se déplace.
Ecrire c’est faire rentrer de l’air.
Et j’aime bien être enfermée quelque part pour écrire.

Ton processus créatif ressemble-t-il plutôt à un bal masqué, un road trip improvisé ou une expérience de laboratoire ?

L’idée d’un road trip improvisé est séduisante. Mais improvise-t-on tout à fait et réellement ?
Je pense que mon processus créatif consiste à chercher le bord, m’en rapprocher et me demander : est-ce que je suis trop près ? Qu’est ce qu’il y’a plus loin ?

Quel est ton parcours artistique et professionnel ?

J’ai fondé la Cie les Faubourgs bleus, une Cie théâtrale qui intègre toutes expressions artistiques innovantes : performance, mapping vidéo, nouvelles technologies…
Au sein de la Cie j’écris et mets en scène mes propres créations.
Passionnée par la marionnette contemporaine, j’ai créé un premier festival des arts de la marionnette à Saint-Poncy dans le Cantal et travaille actuellement à la préparation de sa seconde édition.
Formée à l’encadrement d’ateliers créatifs à la Sorbonne Paris III, je me suis spécialisée dans la conception et l’animation d’ateliers d’écriture (thérapeutique, créative et théâtrale).

Quelle rencontre ou expérience artistique t’a particulièrement inspirée dans ton parcours ?

La rencontre, à l’université et lors de stages avec la marionnette a été percutante et décisive.
Puis, les œuvres, la pensée, le travail des autrices et auteurs comme Claudine Galéa, Gisele Vienne, Caroline Nguyen, Joël Pommerat, Simon Stone, Christiane Jatahy, Wajdi Mouawad, Aurélie Van Den Daele, La Cie Plexus Polaire…
M’inspirent et me portent.

As-tu une méthode ludique ou un exercice d’écriture à partager ?

Un atelier d’écriture tel que je le conçois, a une dimension individuelle et collective, confidentielle et protectrice. Une traversée lumineuse qui s’affine et se précise au fur et à mesure.
Dans le creux des mots, il donne la possibilité de faire éclore sa propre singularité.
L’écriture ça se déclenche, ça se stimule, j’aime travailler à partir de supports, de matière, d’objets.
J’aime quand ça circule (je me répète !) quand ça fait écho.

J’aime aussi les boîtes mystérieuses qui contiennent des inducteurs tout aussi mystérieux.
Les participants et participantes piochent dedans et c’est parti…
Quelle importance accordes-tu à la lecture et l’écriture dans ta vie ?

L’importance d’écrire est venue avant celle de lire. Elle est venue à travers le dessin, la bande dessinée, des bulles où il fallait faire tenir le texte, les mots prenaient appui, se calaient aux mouvements de mes personnages dessinés au stylo bille. Ça a commencé comme ça. Avec des mots dans des bulles.
La lecture est venue un peu plus tard pour faire résonner (ou raisonner) des choses en secret, ouvrir des passages, se remplir de mots, en déclencher d’autres, des mots fantômes, souterrains. Pour élucider et faire écho. Pour désirer autrement et se sentir rejointe, en avoir l’impression.
L’écriture, la lecture, constituent pour moi le même interrupteur à sensations.
Je le cherche, j’en ai besoin.

À quelle fréquence, avec quels outils, dans quels lieux et avec quel état d’esprit écris-tu ?

Je crois que je n’attends pas d’être inspirée pour écrire
Je crois que j’attends d’être « disponible ». Une disponibilité un peu étrange et mystérieuse qui s’impose.
J’ai un carnet sur moi, je le remplis rarement. Il est là et c’est suffisant.

Ça se passe souvent lors d’un trajet en voiture avec de la musique dans les oreilles.
Ça part toujours d’un mouvement. Pour écrire, je dois être en mouvement.
Et pour moi écrire c’est donner du mouvement
Elargir, agrandir, déplier, entrelacer.
J’aime les dictionnaires de synonymes et les dictionnaires analogiques
J’aime chercher de nouveaux sens
J’aime décoder
J’aime questionner
J’aime quand ça circule
Quand ça se déplace.
Ecrire c’est faire rentrer de l’air.
Et j’aime bien être enfermée quelque part pour écrire.

Ton processus créatif ressemble-t-il plutôt à un bal masqué, un road trip improvisé ou une expérience de laboratoire ?

L’idée d’un road trip improvisé est séduisante. Mais improvise-t-on tout à fait et réellement ?
Je pense que mon processus créatif consiste à chercher le bord, m’en rapprocher et me demander : est-ce que je suis trop près ? Qu’est ce qu’il y’a plus loin ?

Quel est ton parcours artistique et professionnel ?

J’ai fondé la Cie les Faubourgs bleus, une Cie théâtrale qui intègre toutes expressions artistiques innovantes : performance, mapping vidéo, nouvelles technologies…
Au sein de la Cie j’écris et mets en scène mes propres créations.
Passionnée par la marionnette contemporaine, j’ai créé un premier festival des arts de la marionnette à Saint-Poncy dans le Cantal et travaille actuellement à la préparation de sa seconde édition.
Formée à l’encadrement d’ateliers créatifs à la Sorbonne Paris III, je me suis spécialisée dans la conception et l’animation d’ateliers d’écriture (thérapeutique, créative et théâtrale).

Quelle rencontre ou expérience artistique t’a particulièrement inspirée dans ton parcours ?
La rencontre, à l’université et lors de stages avec la marionnette a été percutante et décisive.
Puis, les œuvres, la pensée, le travail des autrices et auteurs comme Claudine Galéa
Gisele Vienne, Caroline Nguyen, Joël Pommerat, Simon Stone, Christiane Jatahy, Wajdi Mouawad, Aurélie Van Den Daele, La Cie Plexus Polaire…
M’inspirent et me portent.

As-tu une méthode ludique ou un exercice d’écriture à partager ?

Un atelier d’écriture tel que je le conçois, a une dimension individuelle et collective, confidentielle et protectrice. Une traversée lumineuse qui s’affine et se précise au fur et à mesure.
Dans le creux des mots, il donne la possibilité de faire éclore sa propre singularité.
L’écriture ça se déclenche, ça se stimule, j’aime travailler à partir de supports, de matière, d’objets.
J’aime quand ça circule (je me répète !) quand ça fait écho.

J’aime aussi les boîtes mystérieuses qui contiennent des inducteurs tout aussi mystérieux.
Les participants et participantes piochent dedans et c’est parti…

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